baniere remparts porrentruy

Un hospice pour les pauvres et les orphelins du district de Porrentruy est fondé au château de Porrentruy en 1838. Une période de travaux d’aménagement du château s’ensuivra (1838 à 1841). L’ouverture officielle de l’hospice a lieu le 14 septembre 1841.

 

 

 

 

 

 

 

Structure intercommunale tout d’abord et double fonction ensuite avec tout d’abord l’hospice, pour d’une part, l’accueil des pauvres - souvent des personnes âgées - et ensuite l’orphelinat réservé en principe à des enfants de 3 à 15 ans, privés de l’un ou de leurs deux parents.

La structure même de l’hospice détermine son encadrement en deux catégories : le personnel laïque et les religieuses. Trois congrégations interviennent dans la vie de l’institution : les sœurs de la Charité de Saint-Vincent de Paul (1841-1849), les sœurs hospitalières de l’hôpital de Porrentruy (1855-1875) - elles quitteront le château à la suite du Kulturkampf - et les sœurs théodosiennes de Menzingen (1898-1900).

Le personnel laïque se compose du directeur, des régents et des institutrices.

La création de l'hospice des vieillards de Saint-Ursanne (1896) ainsi que de l'orphelinat des filles à Miserez (1903) occasionnent une baisse de fréquentation de l'hospice et orphelinat du château, ce qui entraîne de nombreuses années de difficultés financières. Plusieurs projets de transformation et de suppression de la structure sont envisagées.

L’hospice ferme définitivement le 11 novembre 1932. Il laissera place à l’Ecole cantonale d’agriculture, qui ouvre ses portes en 1933.

Le château sera remis à l’Etat de Berne au mois de d'avril 1932.

Sources : Revue Jurassica, no 21, année 2007.