baniere remparts porrentruy

Il n’y a pas que La Petite Gilberte à avoir tapé dans l’œil des soldats suisses mobilisés à la frontière ajoulote.

A la ferme-auberge du Canada, sur la route menant de Montignez à Courcelles, un cantonnement militaire, sorte de cabane de bois, est érigé pour permettre à la troupe présente dans le secteur d’y établir ses quartiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Livres d’or bien garnis

Les soldats et leurs supérieurs fréquentent assidûment la ferme-auberge, remplissant les livres d’or que leur présentent leurs hôtes, la famille Jolidon. Toutes les compagnies mobilisées à ce poste-frontière y ont apposé leur griffe, comme on peut le voir dans l’exposition consacrée à la Grande Guerre qui fut présentée en 2014 au Musée de l’Hôtel-Dieu de Porrentruy.

canada montignezL’une des deux filles des patrons, Maria, semble être la coqueluche des soldats. Avant de se retirer de la frontière, le 19 avril 1919, le poste de la gendarmerie d’armée de Lugnez fait un repas d’adieu avec la famille Jolidon, au Canada.

Un militaire laisse dans le livre d’or un poème Courtedoux intitulé A ma belle inconnue:

Sur ces livres où sont tracés, Combien de noms de nos soldats? A chaque page j’ai retrouvé Celui bien doux de Maria. J’ai fort envie de la connaître Cela vous étonne peut-être? Mais aussi bientôt je pars Cet honneur-là je n’aurai pas.

© Le Quotidien Jurassien